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02.03.2006

ici et là-bas

Tu t’éprends à envoler chaque mesure

De moi.

Ici. Et mon émoi se mesure aux notes que je murmure

Avec toi.

Notre harmonie est la clé des sols

Que nous survolons ensemble

Ici.

Je me surprends à enlever chaque mesure

De toi.

Là-bas. Et déjà, je sussure tes envolées entre mes murs

Et mon toit.

Dans l’attente d’autres et d’autres envols

Que nous vivrons encore ensemble

Là-bas.

Finalement, la musique est un peu la symphonique histoire

De toi, émoi,

Qui nais de l’aube d’un concert pour, le soir,

Vivre encore

En moi.

21:58 Écrit par phan laplume Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

28.02.2006

le manque

Inévident, il rôde tes départs et caparaçonne

Mes distractions d'un voile piquant qui couvre

D'une douceur impatiente et lointaine

L'envie de redécouvrir ta présence

Je ne suis pas seul, mes mains flattent l'odeur

De nos rencontres imparfaites et sur mes lèvres

Ondoie le goût inoubliable des mots que tu as aimé

Me dire d'amour

Les jours longs et nombreux peuvent moquer

Le temps de moi sans toi si je ressens nos distances

Comme une force de tenir et retenir l'évidence

Survivante, partout et en tout temps

22:45 Écrit par phan laplume Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

23.02.2006

tu vois le ciel

Tu vois le ciel au-dessus de toi ?

Au-dessus des toits, de moi.

Moi, j'ai un secret. Et toi, et quelques nuages.

Une confidence de là-haut.

Le ciel n'existe pas. Il n'est pas là. Tu ne le vois pas. Tu l'imagines.

Le ciel est là quand tu le crées. Que d'autres fois font disparaître.

Les nuages en parlent. Et je les crois.

Là, tu penses au ciel. Je le vois.

Tu vois le ciel au-dessous de toi ?

Au-dessous des pas, de moi.

Lui, c'est ton plancher. Et toi, son seul passage.

Tu y lances tes angelots.

Le ciel ne vole pas. Il est en bas. Tu ne le sens pas. Tu l'imagines.

Le ciel est partout où tu le crées. Dans les caprices et dans les êtres.

Les nuages me parlent. Et moi à toi.

Là, tu penses au ciel. Donc, tu me crois.

20:43 Écrit par phan laplume Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

21.02.2006

l'intérieur et l'extérieur

L'important, c'est la chose

Dont ils enduisent leurs corps, la névrose

Leurs distances s'apprécient à l'extérieur

En lumières et retentissements grandioses

Mon essentiel, c'est cette chose

Dont j’enivre mon esprit, l'y superpose

Mes hauteurs s'apprécient à l'intérieur

En mots et pensées, parfums de gloses

L'important, c'est le béton

Dont ils séparent ces mères de leurs garçons

Leurs largeurs s’apprécient à l’extérieur

En murs et briques, en panthéons

Mon essentiel, c’est l’horizon

Dont je couvre mes propres prisons

Mes forces s’apprécient à l’intérieur

En secrets et verdeurs de mes aplombs

23:16 Écrit par phan laplume Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

20.02.2006

t'écouter

T'écouter

C'est me frayer consciemment dans ton espace

Y dérober tout ce que mes bras peuvent contenir

Revenir en courant dans mon espace

Y contempler mon butin

Quelques instants

Puis

M'en retourner dans ton espace

Y déposer tout ce que mes bras ont pu contenir

Imprégné des courants de mon espace

Y laisser les parfums

Que je ressens

D'ici

23:07 Écrit par phan laplume Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

19.02.2006

Effluves

Chaque samedi soir ressemble à un réceptacle

Qui ressemble à chaque samedi soir

Et dans chaque cuve se noient les effluves de ton parfum

Dans les effluves de l’alcool

Que cuvent, chaque dimanche, tes parfums

Dont je suis l’ivre réceptacle.

21:18 Écrit par phan laplume Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

15.02.2006

Exposition Amar 1

Notre amour est une marée audacieuse et hésitante,

Qui inonde d'épuisées conquérantes, impalpables et puissantes,

Des sables émouvants que foulent nos pieds

La main dans la main

Nos mains sont des petits galets satinés et confortables,

Qui parsèment d'équivoques guéables, dévêtantes et habitables

Les dunes de nos corps que foule la mer

L'embrun dans l'embrun

Est-ce le vent qui noie la mer de nos mains

Sur les petits poissons de tes pieds que je touche, touche, touche ?

Et je souffle et souffle encore dans les voiliers de ton corps

Pour les cacher dans les dunes où seul j'irai

Narguer la marée

Et voguer ton amour

23:03 Écrit par phan laplume Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |